Foire aux questions
Les réponses aux questions que nos clients posent avant de nous contacter.
Combien de temps ça prend réellement ?
La réponse honnête dépend de votre maturité de départ — entre 3 et 9 mois est réaliste pour la majorité des fournisseurs. Selon la documentation du MSSS, la préparation à l'étape de vérification dure typiquement 1 à 6 semaines, suivie de la vérification par la firme externe qui prend 30 jours ouvrables. Ces délais supposent que votre produit est déjà largement aligné avec les exigences et que vous avez simplement à documenter, formaliser et fournir les preuves. Dans la réalité, l'écart initial est souvent plus grand : implémentation de contrôles techniques manquants, rédaction de politiques qui n'existaient pas, coordination d'un premier test d'intrusion, ajustements architecturaux parfois. Chez Factero, on ne promet pas « 3 mois » à l'appel commercial : on donne une estimation réaliste dès l'analyse d'écart, basée sur votre produit tel qu'il est, pas tel qu'on aimerait qu'il soit. (Source : MSSS, « À propos de la certification ».)
Combien ça coûte — et qu'est-ce qui n'est pas inclus ?
L'accompagnement Factero couvre la préparation complète — analyse d'écart, rédaction de l'autodéclaration, implémentation des contrôles, coordination du test d'intrusion, accompagnement pendant la vérification, maintien. Les coûts non inclus et payés directement par vous : les honoraires de la firme de vérification externe mandatée par le BCH, le test d'intrusion (quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de dollars selon la complexité du produit), et les éventuels investissements techniques identifiés pendant la démarche. Le MSSS est clair sur ce point : les coûts de certification sont assumés par le fournisseur et non remboursables — et ils varient selon la complexité du produit et les objectifs d'interopérabilité. On vous remet une estimation complète des trois postes dès l'analyse d'écart. (Source : MSSS, « À propos de la certification ».)
On est déjà conformes à la Loi 25 / RGPD / ISO 27001. Est-ce que ça suffit ?
Non — aucune de ces conformités ne remplace la TGV. La TGV est un référentiel sectoriel québécois avec des exigences propres au SSSS : certaines sont techniques (interopérabilité avec les systèmes du réseau, performance mesurable, support en français), d'autres sont réglementaires et spécifiques à la santé (LADOPPRP, Cadre normatif sur la gestion de l'identification de l'usager, exigences sur le lieu de résidence des données). Cela dit, une bonne base Loi 25 ou ISO 27001 accélère significativement la démarche : les exigences de PRP se recouvrent largement, la gouvernance de la sécurité est déjà en place, et la documentation existante est souvent réutilisable moyennant adaptation. L'analyse d'écart identifie précisément ce qui est transposable tel quel, ce qui demande reformulation, et ce qui reste entièrement à construire.
Qu'est-ce qu'il y a dans les 254 critères ?
Les critères sont répartis en 4 grands domaines : sécurité, protection des renseignements personnels (PRP), performance et technologie. Concrètement, la liste couvre 7 groupes et 36 catégories, dont : Responsabilité et gouvernance de la PRP, Consentement, Licéité et finalité, Minimisation et limitation de la collecte, Exactitude et qualité des données, Limitation de l'utilisation et de la divulgation, Limitation de la conservation, Ouverture et transparence, Participation individuelle, Organisation de la sécurité, Sécurité des ressources humaines, Gestion des actifs, Contrôle des accès, Cryptographie, Sécurité physique, Sécurité liée à l'exploitation, Sécurité des communications, Acquisition et développement, Relation avec les fournisseurs, Gestion des incidents, Continuité, Gestion de la conformité, Identification de l'usager, Lieu de résidence des données, Interopérabilité, Performance. Chaque critère est adossé à une référence : LPRPSP (Loi 25), LADOPPRP, Cadre normatif GIU et autres orientations du MSSS. (Source : Liste des critères TGV, version 18 juin 2024, MSSS.)
Est-ce que la certification couvre toute notre entreprise, ou juste le produit ?
La TGV certifie une version précise d'un produit ou service technologique — pas l'entreprise dans son ensemble. Si vous avez trois produits qui doivent interagir avec les systèmes du SSSS, chacun doit être certifié séparément. Si vous sortez une version majeure qui change l'architecture, les flux de données ou la posture de sécurité, une nouvelle vérification est généralement requise — une simple mise à jour de l'autodéclaration ne suffit pas. C'est une différence importante avec ISO 27001, qui certifie votre système de gestion (ISMS). Pour un fournisseur qui sert la santé au Québec, il n'est pas rare de devoir mener les deux démarches en parallèle : ISO 27001 pour la crédibilité commerciale globale, TGV pour l'autorisation sectorielle effective. Factero peut mener les deux de front en réutilisant la documentation commune — on en parle à l'analyse d'écart.
Notre MSP gère déjà notre infrastructure. Peut-il aussi piloter notre démarche TGV ?
Votre MSP est un acteur clé de la mise en œuvre technique — mais piloter la démarche TGV est un rôle distinct, et la vérification externe y sera attentive. La TGV est vérifiée par une firme externe spécialisée mandatée par le Bureau de certification ; cette firme a pour mandat explicite de valider l'indépendance entre les pratiques documentées et les acteurs qui les opèrent. Si votre MSP rédige les politiques, implémente les contrôles et est responsable de les faire respecter au quotidien, la firme de vérification posera des questions difficiles. Factero n'a aucun lien commercial avec votre MSP ni avec aucun fournisseur technologique : nous structurons la démarche, documentons la réalité, et laissons votre MSP faire ce qu'il fait bien — l'opération. On travaille avec lui, pas à sa place, exactement comme pour un audit indépendant.
Qu'est-ce qui se passe si on a des non-conformités au rapport de vérification ?
Les non-conformités sont une étape normale — rares sont les produits qui passent au premier essai sans remarques. La firme externe documente les écarts par rapport aux critères ; vous avez un délai formel pour apporter les correctifs ou mettre en place des mesures de mitigation. Selon la documentation du MSSS, ces correctifs doivent être apportés dans un délai maximal, avec preuves à l'appui. Si les non-conformités sont nombreuses ou structurelles, l'impact sur le délai et le budget peut être significatif — et c'est exactement pour ça que la revue interne avant dépôt vaut le coup. Factero vous accompagne à chaque étape de la correction : priorisation, coordination avec vos équipes, re-soumission auprès du BCH. Si les non-conformités résultent de décisions architecturales profondes, on vous le dira clairement au lieu de pousser de la mitigation cosmétique qui ne tiendra pas à la recertification.
Combien de temps la certification est-elle valide ?
La certification est valide 5 ans, mais elle doit être renouvelée annuellement par autodéclaration. L'autodéclaration atteste que les engagements pris lors de la certification initiale sont toujours respectés et que rien de matériel n'a changé. Elle est valide tant qu'il n'y a pas de changement — ni dans votre produit, ni dans les systèmes informationnels du réseau de la santé. Si vous sortez une version majeure, si votre architecture change, ou si le MSSS met à jour la trousse de critères, une nouvelle vérification peut être déclenchée avant les 5 ans. Factero assure le suivi de ces évolutions pour vous, sans vous facturer chaque courriel au passage. (Source : MSSS, « À propos de la certification ».)
Est-ce qu'on doit obligatoirement passer la TGV pour vendre en santé au Québec ?
Oui, dès que votre produit est destiné à interagir avec les actifs informationnels du SSSS. Selon le cadre de gestion publié par le MSSS, toute version d'une application destinée à interagir avec les actifs informationnels du SSSS doit être officiellement certifiée ou homologuée et recevoir un code d'identification unique. Autrement dit, sans certification, votre produit ne peut pas être déployé dans un établissement connecté au réseau. Le déploiement progressif de l'obligation se fait selon les priorités du MSSS, mais la trajectoire est claire : la certification devient un prérequis structurel pour le marché sociosanitaire québécois. C'est une barrière à l'entrée réelle — qui protège aussi votre investissement une fois franchie. (Source : Cadre de gestion de la certification et de l'homologation, MSSS.)
On développe un scribe IA ou un outil de transcription. Y a-t-il des particularités ?
Oui — et elles se sont intensifiées en 2025-2026. Pour les scribes IA, outils de transcription vocale et solutions d'IA destinés au sociosanitaire, la TGV est maintenant un prérequis combiné à une Évaluation des facteurs à la vie privée (ÉFVP). Santé Québec a mis en place un comité provincial qui réalise l'ÉFVP de certains outils déjà certifiés TGV pour une utilisation en établissement, mais l'ÉFVP reste à faire par chaque organisation acquéreur hors établissement (par exemple en GMF). Pour vous comme fournisseur, cela signifie : votre produit doit passer la TGV et fournir la documentation qui permet à un établissement ou à Santé Québec de réaliser l'ÉFVP de son côté. Factero prépare les deux ensembles de pièces probantes en parallèle. (Source : quebec.ca, programme de transcription IA, mise à jour mars 2026.)
Quelle méthodologie utilisez-vous ?
Factero s'appuie sur la liste officielle des critères TGV (version en vigueur publiée par le MSSS) comme cible, complétée par le NIST Cybersecurity Framework (NIST-CSF) pour structurer l'évaluation des risques et prioriser les recommandations. Les référentiels réglementaires mobilisés selon les critères concernés : LPRPSP (Loi 25), LADOPPRP, Cadre normatif sur la gestion de l'identification de l'usager (CN-GIU) du MSSS, et les orientations spécifiques du Bureau de certification (notamment sur les tests d'intrusion). Le principal associé détient la certification CISA (Certified Information Systems Auditor) délivrée par l'ISACA — la référence internationale en audit des systèmes d'information. La démarche est adaptée à la taille et à la complexité de chaque produit : on ne prépare pas une application transactionnelle critique comme un outil de transcription local.
Est-ce que c'est confidentiel ?
Oui, chaque mandat d'accompagnement mené par Factero est encadré par un engagement de confidentialité formel en faveur du client, signé avant le début des travaux. Aucune information — code source, documentation d'architecture, résultats de pentest, stratégie produit — n'est partagée avec un tiers, un fournisseur ou un partenaire sans votre autorisation écrite explicite, conformément à notre politique de protection des renseignements personnels et aux exigences de la Loi 25. Les éléments remis au Bureau de certification et à la firme de vérification sont transmis sous votre contrôle et avec votre validation. Cette rigueur s'applique à l'ensemble de nos mandats, sans exception.
Est-ce qu'on s'engage dans un suivi récurrent ?
Non. L'accompagnement se termine naturellement à l'obtention de la certification. Pour le maintien — autodéclaration annuelle, veille sur les changements du cadre normatif, préparation de la recertification à 5 ans — certaines organisations préfèrent nous garder sur une cadence légère. D'autres internalisent après le premier cycle. Notre charte d'indépendance interdit la création de dépendance artificielle : on ne recommande jamais un suivi dont vous n'avez pas besoin. Si votre équipe peut reprendre le relais après la première certification, c'est un bon résultat.
Pourquoi Factero pour ce mandat — qu'est-ce qui vous différencie ?
Avant de signer avec un cabinet d'accompagnement, vérifiez quelques éléments fondamentaux. Un cabinet sérieux les démontre sans hésitation et par écrit.
Cabinet lui-même certifié — Factero détient la certification CyberSécuritaire Canada (CAN/DGSI 104:2021 / Rev 1:2024), vérifiable publiquement au registre IAF CertSearch et via notre Trust Center. Nous appliquons à notre propre organisation les standards que nous accompagnons chez nos clients. Un cabinet qui vous accompagne vers une certification reconnue devrait, par cohérence, en détenir une lui-même.
Entreprise incorporée et établie depuis 2022 — Factero Service Conseil est dûment incorporée au Registre des entreprises du Québec (REQ) depuis 2022, sans procédure d'insolvabilité ni de faillite. Le statut juridique de tout cabinet candidat se vérifie gratuitement au REQ ; les procédures d'insolvabilité et de faillite figurent au registre du Bureau du surintendant des faillites Canada (osb-bsf.ic.gc.ca).
Équipe complète et continuité opérationnelle — Factero s'appuie sur une équipe interdisciplinaire couvrant les technologies de l'information, les ressources humaines et la comptabilité — les trois dimensions qui se croisent dans la plupart des mandats de gouvernance. Un mandat de certification s'étend sur 6 à 18 mois ; le cabinet qui vous accompagne doit avoir la profondeur d'équipe pour tenir la distance, pas seulement la disponibilité d'une seule personne.
Assurance responsabilité professionnelle et cyberassurance — Factero détient une couverture responsabilité professionnelle (E&O) et une cyberassurance actives, adaptées à ses activités de conseil en gouvernance TI et en cybersécurité. Un cabinet qui vous recommande une cyberassurance devrait, par cohérence, en détenir une lui-même. Demandez l'attestation avant de signer.
Indépendance écrite et publique — Nos engagements sont encadrés par une Charte d'Indépendance publique qui interdit commissions, rétrocessions et arrangements commerciaux avec les fournisseurs, courtiers et marchés.
Inscription aux marchés publics — Factero est inscrit au SEAO (Québec) et au Ontario Tenders Portal — démarche qui implique vérifications réglementaires et attestations fiscales à jour.
Ces critères ne sont pas des arguments commerciaux. Ce sont les conditions minimales à demander à tout cabinet candidat. L'absence de réponse claire à l'une de ces questions est, en soi, une réponse.